Les disparités sociales au Brésil. AU BRÉSIL. Le Nordeste concentre ainsi 46% des pauvres (et 63% des indigents) alors qu’il ne représente que 30% de la population totale. par mois (3 332 euros), contre 155 reais. De fortes inégalités sociales L’IDH du Brésil … De 2003 à 2010, 25 millions de Brésiliens sont sortis de la pauvreté. En d’autres termes, les plus pauvres disposent en un an du même revenu que les plus riches en onze jours. Inégalités, croissance économique et souveraineté monétaire au Brésil. Ce croquis répond aux exigences des directives de l'inspection générale puisque pour le thème 2 - Territoires, populations et développement : quels défis ? Par exemple, résil présente de fortes disparités de l’IDH selon les États (Théry). Utilisation des cookies. 60-92. Les implications de politique publique sont renforcées par le constat récent que, parmi les déterminants sociaux du niveau d’éducation et de revenu, l’éducation des parents est la seule variable dont l’effet se soit réduit au cours des dernières décennies, autorisant une mobilité sociale plus forte. Pauvreté, inégalités et politiques sociales au Brésil … Et lon fera un sort particulier à un aspect particulier  et controversé  de la composition de la population, la distinction entre les différentes couleurs de peau reconnues par les statistiques officielles. Et d’autre part que le Brésil, bien que se hissant progressivement au rang de pays émergent, voire émergé, continue à être un pays très marqué par de profondes inégalités entre régions riches et pauvres, régions côtières consolidées et régions pionnières intérieures encore en cours de formation. Tous les autres caractères classiques d’un environnement socio-culturel défavorable (la profession du père, la région ou la race, par exemple) pèsent autant sur les générations les plus jeunes que sur celles de leurs parents ou de leurs grands-parents. Il ne traduit pas moins un coût d’opportunité très élevé de la sortie précoce de l’école. 8 Face aux critiques de Pochmann et al., Paes de Barros et al. Bien que limité, le risque de déclassement social ou d’un franchissement répété du seuil de pauvreté, à la hausse et à la baisse, serait plus important désormais qu’au cours des décennies antérieures. II. Étude de cas : Développement et inégalités au Brésil. Pensée dans les années 1990, la mesure, qui fut sensiblement amplifiée sous le mandat du président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), est devenue une sorte de baromètre de l’indigence. Dans cette étude, 9% séparent le pays développé du pays émergent, alors que 61,3% séparent se dernier du pays en sous-développement. Au Brésil, il est de 32 [1]. ET SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE. Economie - Bac STG LES INEGALITES DE DEVELOPPEMENT [1] R. Barros, R. Henriques, R. Mendonça, « A estabilidade inaceitavel : desigualdade e pobreza no Brasil », IPEA, Rio de Janeiro, Texto para discussao 800, juin 2001 (http://www.ipea.gov.br/). Au cours de la dernière décennie, le revenu par habitant des plus pauvres a augmenté à un rythme de plus de 7% par an, … Une nouvelle expérience du manuel numérique avec des fonctionnalités innovantes et un accompagnement sur mesure. Les inégalités renvoient en revanche à la structure totale de distribution des revenus, qui pourra se refléter dans un beaucoup plus grand nombre d’indices. Cette forte augmentation montre ses limites dans le domaine architectural ainsi que dans le domaine des inégalités sociales. En outre, l’exploitation de ses richesses minières et le développement de l’agro-business continuent d’exercer une … On observe ainsi une corrélation forte entre les niveaux relatifs d’éducation (et donc de revenu) des individus d’une génération à l’autre : la probabilité pour un brésilien d’avoir le même niveau relatif d’éducation que ses parents est de 70%. étrangle le pays, la réduction des inégalités n’est plus une priorité du pouvoir. Après une étude de cas sur le Brésil, nous avons observé ces contrastes à différentes échelles, puis réfléchi aux trajectoires de développement. Les riches vivent-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ? C’est celle d’un très grand pays (180 millions d’habitants), de niveau de revenu intermédiaire (6 800 dollars par habitant en parité de pouvoir d’achat), dont l’économie a été fortement libéralisée depuis 1990. 4 allée du Plessis - 37000 Tours - France L'intégration régionale et continentale en Amérique Latine et en Eurasie, deux articles dans Diploweb, février 2018. Par delà l’arrêt du processus de renforcement de la démocratie et de réduction des inégalités pendant les gouvernements de Lula da Silva et Dilma Roussef, on assiste à une régression rapide vers un pays autoritaire, élitiste et … Bascot Severine, « Rio 2016 : le bilan ne tient pas une forme olympique », Ce site de première importance pour le marché sud-américain voit sa capacité de production passer de 28 000 à 380 000 véhicules par an. Quant aux plus pauvres, ils ont subi au cours des années quatre-vingt-dix une détérioration sensible des revenus du travail, compensée uniquement par l’accroissement des transferts sociaux. Autre exemple : 50% du revenu disponible des ménages est alloué aux 10% les plus riches, alors que les 50% les plus pauvres se partagent 10% du revenu. @ Mais le Brésil est aussi présent dans tous les « clubs de riches » comme le forum de Davos, et défend ses intérêts de grande puissance agricole dans le groupe de Cairns, et de puissance économique au sein de l’OMC. Contre les inégalités, l’information est une arme. Les pauvres sont sur-représentés aussi dans le secteur agricole (40% de pauvres) et informel (57%) ou dans les familles qui comptent beaucoup d’inactifs (enfants en bas âge) ; ils sont également jeunes (37% des moins de 16 ans sont pauvres) et noirs (46% de la population mais 65% des pauvres) [2]. En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous acceptez l'utilisation des cookies permettant le bon fonctionnement du service. L’analyse des déterminants de la pauvreté conduit toutefois à souligner, au Brésil comme ailleurs, le rôle central de l’éducation : 68% des Brésiliens qui n’ont pas terminé leurs quatre premières années d’études sont pauvres, contre 15% de ceux qui ont plus de huit ans d’études (et 1,9% au-delà de douze ans). Certes des progrès ont été faits : la durée moyenne des études est passée de 3,2 à 5,3 années, entre 1976 et 1996. Mais il s'agit d'un pays-continent, multiethnique, où les écarts régionaux et sociaux sont inévitables. Institution financière publique et solidaire, l'AFD est l'acteur central de la politique de développement de la France. Dernier élément de ce bilan, le sous-investissement dans l’éducation est d’autant plus dommageable qu’il présente au Brésil un rendement très élevé, supérieur à celui observé dans le reste de l’Amérique latine : en moyenne, une année supplémentaire d’éducation est associée à une rémunération accrue de 15%, contre, par exemple, 8,5% en Argentine ou 11,5% au Chili (voir tableau). Introduction : L’exemple du Brésil (2 à 3 heures) est l’occasion d’analyser la manière dont les inégalités de développement peuvent se manifester spatialement à l’échelle d’un État important du Sud. Une démarche comparative permet de mettre en évidence le fait qu’il n’existe pas un modèle unique de développement, mais une pluralité de trajectoires territoriales démographiques et économiques, liées à des choix différents, notamment politiques. Mais, avec la récession qui Claire Gatinois, « Les Misérables do Brasil », Près d’un quart des Brésiliens échappent à la misère grâce à la « Bolsa familia », une aide de l’État, cependant un dispositif à peine suffisant face à l’ampleur de la crise. La présence d’une importante population recensée comme pauvre (34 %), voire indigente (14 %), n’est pas le reflet du niveau de vie moyen du pays, mais celui d’un problème distributif : dans les pays disposant d’un PIB par habitant comparable, la proportion de pauvres n’est en moyenne que de 10%. Celle-ci profiterait d'abord et surtout aux plus h… Inégalités de richesse et développement des favelas au brésil. [4] Voir : Menezes-Filho, N. A. Ceci empêche désormais de présenter le progrès social comme le résultat de réformes économiques abouties, ou de ne voir dans toute politique de redistribution qu’une source d’inefficience économique et donc de moindre croissance. Pourtant, ce pays doit faire face à des situations encore très inégalitaires au sein de son territoire, malgré sa volonté de le maitriser pour mieux le contrôler et y intégrer les diversités qui y sont présentes. [9] Conférence donnée au Cepii, le 28 octobre 2003. Un des pays les plus inégalitaires du monde. Le monde est en pleine croissance démographique et souffre de grosses inégalités de développement. Cette étude, qui tient compte des différents niveaux de prix régionaux et utilise un seuil de pauvreté plus élevé que celui utilisé ici donne, pour une moyenne nationale de 45%, un taux de pauvreté de 78% en milieu rural, contre 32% dans les banlieues des grandes métropoles et 23% au centre. Sur une longue période, le bilan n’est guère plus encourageant : le niveau global des inégalités a été peu affecté par les crises économiques des vingt dernières années, tandis que la pauvreté, plus sensible à ces chocs, montre surtout une réponse lente aux phases de croissance. [...] Une réserve écologique située sur une zone côtière sensible a été rasée pour faire place au golf olympique, et une autre a été très dégradée toujours pour construire des infrastructures sportives. Rappelons que le Brésil est désormais le 2. Développement et inégalités au Brésil Le Brésil est actuellement en pleine recomposition économique et politique. Mais - surprise - aucune donnée n’existe sur ce sujet. Le gouvernement précédent a autorisé le développement de pratiques patronales consistant à employer des salariés au noir, et pas seulement dans les petites entreprises. En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous acceptez l'utilisation des cookies permettant le bon fonctionnement du service. En d’autres termes, l’expansion économique ne suffit pas pour assurer une baisse forte et spontanée du nombre des pauvres : des politiques sociales actives sont aussi nécessaires. IADB, Research Department Working Paper 454. Au-delà de ces chiffres globaux, le « profil » de la pauvreté est sociologiquement très marqué. Enfin, bien que des efforts récents aient atténué la différenciation liée au milieu de résidence, celui-ci reste aussi un facteur important : la pauvreté est maximale en milieu rural et décline régulièrement avec la taille de l’agglomération de résidence, pour atteindre son niveau le plus bas au centre des grandes métropoles [3]. Les inégalités de développement, de richesse et d’accès à la ressource y sont notamment très fortes. La dépollution de la baie de Guanabara, qui était l’une des grandes promesses faites au Comité international olympique (CIO), lors de la candidature de la ville, n’aura pas eu lieu. Communes : quelle égalité hommes-femmes ? Ces disparités sociales et territoriales constituent actuellement un frein à son développement et il doit donc faire face à des enjeux de taille, surtout dans un contexte de fort changement démographique et de protestations social… C’est grâce à ces transferts que, sur la dernière décennie, le bilan social brésilien apparaît légèrement plus favorable que celui de la plupart des pays voisins [8]. https://www.inegalites.fr/Pauvrete-et-inegalites-au-Bresil -, Commandez le « Rapport sur la pauvreté en France », voir les modalités des droits de reproduction, Le « Rapport sur la pauvreté en France 2020-2021 » vient de paraître. Cependant, en comparaison avec les années 1970, on constate une diminution de trois points de pourcentage du rendement des années d’études primaires et intermédiaires. Au Brésil, l'industrialisation et la croissance n'ont pas permis de corriger tous les déséquilibres, notamment de fortes inégalités, ni d'éliminer encore la misère. Enfin, au problème ancien de grande pauvreté, a pu s’ajouter une détérioration plus diffuse de la condition salariale. Les pays du Nord sont plus développés que les pays des Sud, mais il existe des inégalités au sein des pays du Nord et au sein des pays du … En d’autres termes, cette variable ne semble pas déterminer, sur le marché du travail, un degré supplémentaire de discrimination par rapport à ceux qui ont été constitués antérieurement à l’entrée sur le marché. Le développement économique a été accompagné d’un gain significatif au plan social, avec une forte réduction de la pauvreté et des inégalités. [...] Accordée aux Brésiliens dont les revenus mensuels ne dépassent pas 170 reais (51 euros) par mois, la « Bolsa familia », programme modèle qui, selon la Banque mondiale (BM), a contribué à sortir 28 millions de Brésiliens de la misère entre 2004 et 2014, est octroyée aux mères de famille en contrepartie de la scolarisation des enfants du foyer ou d’engagements dans le domaine de la santé. 2020. Pourtant, la municipalité n’a pas Dans la grande majorité des pays, le rapport du revenu moyen des 20 % les plus riches à celui des 20 % les plus pauvres, est inférieur à 10, avec une médiane autour de 7 (8 en France). Avec l’aimable autorisation de l’auteur, ce texte est extrait d’un article ayant fait l’objet d’une première publication dans La Lettre du CEPII, n° 229 - Décembre 2003. Les inégalités mobilisent aujourd'hui davantage qu'il y a une vingtaine d'années : elles nourrissent les contestations, incarnées dans de multiples mouvements sociaux (Occupy, 1 %, les Indignés, pour n'en citer que quelques-uns) qui expriment leur opposition ou leur révolte contre l'injuste répartition des profits et des coûts de la mondialisation. Depuis plusieurs années, les politiques de libéralisation dans les économies en développement font l’objet d’une contestation croissante qui s’explique notamment par le passage difficile des réformes de structure à la croissance, l’instabilité, voire les crises financières, le partage inéquitable des coûts puis des éventuels bénéfices des réformes. Recevez une fois par mois le résumé de nos nouveaux articles. L’auteur du Capital au 21e siècle fait désormais partie d’un groupe de recherches sur les pays en développement comme le Brésil, la Chine et l’Inde. Selon Jérôme Sgard, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales, la pauvreté au Brésil n’est pas tant l’effet de la faiblesse du revenu moyen que celui de l’existence de très fortes inégalités. Et ce, notamment parce qu'il est parvenu à s'insérer dans les rouages de la mondialisation. ATTENTION : avec une "toile de fond", un arrière-plan, représentant le développement du Brésil, il faudra mettre en évidence tous les contrastes et inégalités. […] Selon l’Institut brésilien de géographie et de statistiques, les 1 % des plus riches, en 2014, gagnaient en moyenne 14 548 reais Brésil : Villes et inégalités sociales Les pays émergents voient leur croissance urbaine exploser, ce qui induit une forte augmentation des espaces urbains. [2] Econométriquement, l’effet de la race tend à être absorbé par celui des autres déterminants institutionnels ou sociaux du revenu (éducation, santé, accès aux infrastructures publiques, etc). Le constat de départ est effectivement accablant. 1Pays émergé, le Brésil est aujourdhui un acteur économique de premier plan. (2001), “A Evolução de Educação e seu Impacto no Mercado de Trabalho”, Rio, Instituto Futuro Brasil. Entre 1991 et 2001, la proportion des salariés sans couverture sociale est ainsi passée de 38 % à 45 % dans le secteur manufacturier. Quelques parutions récentes sur le Brésil, novembre 2017. La pauvreté se définit par un seuil, en l’occurrence 1,50 dollar par jour au Brésil (70 cents pour le seuil d’indigence). Cette corrélation inter-générationelle bien qu’en diminution reste nettement supérieure à celle observée au Pérou ou au Mexique (environ 50%), pour ne pas parler des Etats-Unis (35%) [5]. In: Tiers-Monde, tome 42, Établissements, libraires, particuliers : commandez vos manuels papier et numériques. [8] Székely M. (2001), « The 1990s in Latin America : Another Decade of Persistent Inequality, but with Somewhat Lower Poverty ». Ce pays a connu une croissance économique fulgurante dans les années 2000, fondée sur les exportations agricoles et l’essor industriel, faisant sortir de la faim et de l’extrême pauvreté de nombreux Brésiliens. L'IDH municipal pour observer les inégalités de développement au Brésil Publié le 01/03/2018. Le monde est-il de plus en plus inégalitaire ? Sébastien Bourdin, L'IDH municipal pour observer les inégalités de développement au Brésil, mars 2018. [3] Ferreira F. H., Lanjouw P., Neri M. (2003), « A Robust Poverty Profile for Brazil Using Multiple Data Sources », Revista Brasileira de Economia, Jan/ March, pp. Bientôt disponible ! L’accroissement du taux de chômage dans les catégories intermédiaires a pesé en particulier sur le rendement de l’éducation [7]. Comme le reconnaissent les auteurs, une variable majeure est cependant omise dans de cette estimation : la patrimoine des parents qui, évidemment, se transmet entre générations et qui, dans un pays dont les flux de revenus sont aussi différenciés, depuis aussi longtemps, ont nécessairement un impact majeur. Selon Jérôme Sgard, économiste au Centre d'études prospectives et d'informations internationales, la pauvreté au Brésil n'est pas tant l'effet de la faiblesse du revenu moyen que celui de l'existence de très fortes inégalités. 2Au-delà de ces disparités, on privilégiera ici les dynamismes, dans le temps et dans lespace, de cette population, lanalyse des dynamiques démographiques et spatiales. 2ème chapitre de ce thème de Géographie consacré au développement et aux inégalités. Différents indicateurs d’inégalités convergent pour attribuer au Brésil, depuis des décennies, le record absolu des inégalités dans le monde - peut-être partagé avec l’Afrique du Sud. Selon Marcelo Neri [9], au cours des années 1990, la conjonction de réformes de structure profondes et d’une croissance faible a fragilisé une partie des classes moyennes, relativement formées et intégrées au secteur formel.